Comparer trois devis qui ne se ressemblent pas : la méthode du périmètre commun
Trois devis ne se comparent pas parce qu’ils sont trois. Ils se comparent parce qu’ils portent sur la même chose.
Le devis descriptif plutôt que la demande de prix
Solliciter trois prestataires en leur demandant simplement « leur meilleur prix » produit trois offres incomparables : chacune couvre un périmètre différent. La méthode plus exigeante consiste à établir un devis descriptif — la liste précise des prestations attendues, de leur fréquence et de leur niveau — puis à le soumettre à plusieurs entreprises.
C’est d’ailleurs l’une des deux modalités que retient le décret du 17 mars 1967 lorsque l’assemblée n’a pas fixé les conditions de la mise en concurrence.
Ce que le périmètre doit préciser
Nature et fréquence des visites ; pièces et fournitures incluses ou exclues ; délais d’intervention en cas de panne, distingués selon les jours ouvrés et les autres ; modalités de révision des prix ; durée du contrat et préavis de dénonciation.
Une offre moins chère assortie d’un délai d’intervention deux fois plus long n’est pas moins chère : elle est différente.
Comparer sur la durée, pas sur l’année
Une remise consentie la première année se rattrape souvent par la clause de révision. Ramener chaque offre à son coût sur la durée complète de l’engagement, révision comprise, change fréquemment le classement.
Documenter le choix
Le tableau comparatif, conservé au dossier, vaut mieux que n’importe quelle explication orale en assemblée. Il montre que la décision a été instruite, y compris lorsque l’offre retenue n’est pas la moins chère — ce qui est fréquent, et parfaitement défendable dès lors que c’est écrit.
Sources officielles
Ces repères sont généraux et donnés à titre d’information. Ils ne remplacent ni la lecture des textes, ni l’avis d’un professionnel du droit. En cas de doute, la source ci-dessous fait foi.