Contrat de chauffage : ce que recouvrent P1, P2 et P3

Trois lettres suffisent à expliquer pourquoi deux contrats de chauffage affichés au même prix ne coûtent pas la même chose.

Trois postes, trois logiques différentes

Un contrat d’exploitation de chauffage se découpe traditionnellement en trois postes. Le P1 couvre la fourniture d’énergie. Le P2, la conduite et l’entretien courant de l’installation. Le P3, la garantie totale, c’est-à-dire le remplacement des matériels en fin de vie.

Ces trois postes n’obéissent pas à la même logique : le premier suit le prix de l’énergie et le climat, le deuxième est un forfait de main-d’œuvre, le troisième une provision constituée pour financer des remplacements futurs. Les comparer sous la forme d’un total annuel revient à additionner des grandeurs de nature différente.

Le P1 : qui achète l’énergie, et qui porte le risque

La question décisive n’est pas le prix affiché, mais la répartition du risque. Selon la formule retenue, la copropriété achète l’énergie directement, ou se la voit facturée par l’exploitant à partir d’une consommation de référence.

Dans le second cas, tout écart entre la consommation réelle et cette référence donne lieu à un ajustement, dans un sens ou dans l’autre. Comprendre ce mécanisme avant de signer évite d’avoir à l’expliquer après coup, en assemblée, devant un solde que personne n’attendait.

Le P2 : ce que le mot « entretien » recouvre ici

Le P2 est le poste où les périmètres divergent le plus d’un contrat à l’autre. Nombre de visites annuelles, présence ou non d’une astreinte, délai d’intervention en cas de panne, liste des organes effectivement suivis : rien de tout cela n’est standard.

C’est aussi le poste le plus simple à comparer, à une condition : avoir écrit ce que l’on attend avant de consulter, plutôt que de lire ce que chaque offre propose de couvrir.

Le P3 : une provision, pas une prestation

Le P3 se distingue des deux autres en ceci qu’il ne finance rien dans l’immédiat : il constitue une réserve destinée à des remplacements à venir. Deux points méritent alors d’être vérifiés ligne à ligne.

D’abord la liste des matériels effectivement garantis, qui commande tout le reste. Ensuite le sort des sommes provisionnées en cas de changement de prestataire : selon les contrats, elles restent acquises à l’exploitant ou reviennent à la copropriété.

Sources officielles

Ces repères sont généraux et donnés à titre d’information. Ils ne remplacent ni la lecture des textes, ni l’avis d’un professionnel du droit. En cas de doute, la source ci-dessous fait foi.